Splendeurs et Misères du Libéralisme

Splendeurs et Misères du Libéralisme

Cet ouvrage est le fruit d’expériences professionnelles et d’un cheminement personnel à travers les méandres du métier. Je m’attache à donner des clés, avec le double objectif de rétablir la croissance et de se libérer de l’emprise des marchés financiers.
La compréhension des mécanismes est effectivement cruciale afin de mettre les marchés financiers sous tutelle et de renverser l’idolâtrie néolibérale. 

 

Synopsis :

Pourquoi l’Europe s’enfonce-t-elle dans une telle crise quand la solution technique pour sauver ses membres les plus fragilisés est à portée de main ? Pourquoi les dirigeants européens s’obstinent-ils sur la voie de l’orthodoxie financière et de l’austérité menant immanquablement à la dissolution de l’Union ? Répondre à ces interrogations nécessite d’élargir le champ d’investigations, car les déboires européens sont incontestablement l’héritage des valeurs néolibérales. En effet, les crises financières à répétition et l’implosion, depuis le milieu des années 1980, de multiples bulles spéculatives doivent susciter la remise en question de ce modèle capitaliste centré autour d’un marché financier considéré comme arbitre suprême.

Il est ainsi fondamental d’opérer un changement de paradigme, car nos sociétés ne peuvent plus tolérer une telle monopolisation des ressources et des richesses économiques par une finance ayant confisqué à des États consentants la quasi-totalité de leurs pouvoirs. Pour ce faire, il faut préalablement comprendre les mécanismes permettant de sortir de ce marasme et revenir aux fondamentaux. Sans pour autant jeter le capitalisme avec l’eau trouble du néolibéralisme qui a précipité la régression des pouvoirs publics, consacré la financiarisation, la titrisation et la globalisation comme uniques vecteurs d’une prospérité économique dont on sait aujourd’hui qu’elle n’était qu’illusion… ou escroquerie.

Car il est tout à fait possible de vivre avec les déficits publics, voire de les domestiquer ou même de les utiliser comme levier au bénéfice de l’activité économique. À condition de changer nos priorités, de remettre la valeur travail au centre de nos politiques publiques et de redonner un nouveau souffle à l’État, c’est-à-dire nous.

Avant-propos de :  

Patrick Artus, Professeur à Polytechnique et à la Sorbonne, membre du Conseil d’analyse économiste et du cercle des économistes, chef économiste auprès de la banque Natixis :

 

« La thèse centrale de l’ouvrage de Michel Santi est le dépérissement de l’Etat : l’Etat, pour des raisons idéologiques, n’utilise pas les moyens qui sont à sa disposition pour que les économies reviennent au plein emploi : les déficits publics, la création monétaire. La création monétaire peut fournir aux agents économiques des liquidités investissables, les déficits publics permettent de lisser dans le temps les revenus du secteur privé, la demande intérieure.

La « rigueur », contrôle de la création monétaire ; réduction des déficits publics, conduit souvent à une dynamique dépressive, déflationniste (la déflation par la dette) des économies concernées et qui rend d’ailleurs impossible l’amélioration des comptes publics. Les justifications théoriques données à la rigueur ne sont pas valables : dans une situation de fort sous-emploi, les déficits publics évitent les spirales dépressives et la création monétaire ne peut pas être inflationniste et elle évite les hausses irrationnelles de taux d’intérêt dans les crises de liquidité liées aux récessions.

L’usage des déficits et des dettes publics pour soutenir la croissance nécessite cependant que les Etats ne soient pas rendus insolvables par l’insolvabilité du secteur privé, qui conduit alors à transférer aux Etats les dettes excessives des ménages, des entreprises, des banques, comme on l’a vu dans la crise récente. Les crédits, l’endettement présents permettent de réaliser des investissements qui généreront demain un supplément de revenu permettant de rembourser les dettes initialement contractées ; ils mobilisent l’épargne des créanciers (des rentiers) pour la mettre à la disposition de l’économie réelle ; ceci n’est possible que si les Etats disposent de la souveraineté monétaire, d’où, chez Michel Santi, une critique radicale de l’euro comme monnaie supranationale de pays qui n’ont pas les caractéristiques leur permettant de former une union monétaire. La crise de la zone euro, d’après l’auteur, peut être évitée d’une part par la solidarité entre pays, au lieu de la mise en place de politiques non coopératives, et par des interventions massives de la BCE, pour éviter la divergence des taux d’intérêt entre les pays. Le retour de l’Etat souhaité par l’auteur implique aussi que l’état reprenne le contrôle de la finance, du partage des revenus, c’est-à-dire ne laisse pas les forces non réglementées des marchés piloter les économies.

On ne peut qu’être en accord avec nombre des propositions faites par Michel Santi : les dérives de la finance ont abouti à des crises tellement monstrueuses qu’elles ont forcé les Etats à mettre en place des déficits publics énormes qui vont les priver pendant de nombreuses années de l’arme budgétaire ; l’acharnement à réduire rapidement et dans tous les pays les déficits publics de la zone euro ne conduit qu’à une spirale dépressive où l’activité recule, le chômage monte, et finalement, ce qui est terrible, les déficits ne se réduisent pas ; les institutions de la zone euro sont inadaptées ; sans fédéralisme, des pays hétérogènes dans leurs structures productives ne peuvent pas avoir la même monnaie. De toute manière, on ne peut qu’être séduits par l’enthousiasme, la culture économique et financière et le volontarisme de Michel Santi. »

 

SPLENDEURS ET MISÈRES DU LIBÉRALISME – par Michel SANTI

Collection : « L’Esprit économique », Série : « Le monde en question »

ISBN : 978-2-296-99232-0

Contact promotion et diffusion : Emmanuelle Mouche – Editions L’Harmattan -Sciences Humaines

7, rue de l’École Polytechnique 75005 Paris – Tél : 01 40 46 79 22  emmanuelle.mouche@harmattan.fr

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